Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 00:39
- Je ne sais pas.
- Alors dis moi quand l'as tu vu pour la dernière fois ?
- Avant ta naissane.
Un long silence et pesant.
- Tu veux dire qu'il t'a abandonné et ne m'a pas reconnu ?
- Oui, mais ce n'était pas sa faute. Il m'aimait et voulait m'épouser.
- Alors, pourquoi ne vous êtes pas mariés?
- Sa famille ne voulait pas de ce mariage.
- Pourquoi?
Elle se mit à pleurer à chaudes larmes.
Puis elle se calma.
- Pourquoi sa famille ne voulait pas de e mariage ?
- Pour des raisons de caste.
- Tu veux dire que mon père est casté ?
- OUI- oui mon fils.
- Tu ne le savais pas?
Si mais je m'en foutais on s'aimait et 'était tout.
- Alors pourquoi n'avait t-il pas pris ses responablités ?
- Sa famille lui avait demander de choisir entre elle et moi.
- Mais il pouvait quand même me reonnaître !
- Il n'en n'était pas question pour sa famille.
- et après?
Il m'a laissé une lettre pour me dire qu'il partait à une destination inconnue. Et depuis, plus personne n'a de ses nouvelles. Cela fait 33 ans.
- Tu as toujours cette lettre ?
- OUI
- Est ce que je peux la lire Maman, s'il te plaît?
- Je ne l'ai pas ici. Je l'ai laissée à dakar, dans le tiroir de mon chevet.
- Alors pourquoi m'as tu toujours fait croire que ton mari était mon père?
- C 'est une coinidence que lui et moi avons le même nom. Je royais bien faire mais si je t'ai fait du mal, excuse moi.
Répondre à ce message
Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 01:52
-Non,il n ya pas d excuse, ton mari au moins a joue le jeu, a assume et m as donne la meme affection qu il eprouve piur ses enfants.
-Maintenat,je suis fatiguee et eprouvee Babacar.Je redoutais tellement ce jour qu il me hantait. J ai envie d aller dormir,je ne tiens plus.Je vais prendre des tranquilisants pour dormir.On en reparlera une autre fois.
-Non maman,on en parlera plus jamais.Je n ai plus envie de te voir injustement souffrir le reste de ta vie.Je veux te dire que malgre ma peine,je t aime plus encore parce que tu es devenue pour moi un pere et une mere.
*-Oui, moi aussi je ne veux pas te voir souffrir le reste de ta vie.
*-Ne ten fais pas maman.Je souffrai parceque je ne savais pas,maintenat que je sais je vais resister et essayer d assumer autrement que mon pere.
-Tu lui en veux?
*-Je ne sais pas,maintenant,je temmene te coucher.
*-Merci mon fils.
Le lendemain, malgre le renforcement de l affection qui nous unissaient,chacun de nous avait l impression que quelque part une chaine s etait brisee a tout jamais.De nouvelles relations plus fortes et plus confuses etaient nees entre nous..
Alors I brahima, je sais qu apres t avoir raconte cette histoire,tu sais parfaitement ou je veux en venir avec toi.Tu dois maintenant avoir compris pourquoi j ai ete hostile a ton mariage avec Yacine.Je ne voulais pas que ce qui m est arrive t arrive,ou a tes enfants.Je ne savais pas comment te le dire surtout que, sans avoir compris, vous aviez accepte de vivre en silence complice pour ne pas contrarier une mere et une belle mere poutant intolerable et impardonnable a tous points de vues.
Vous n avez jamais rien dit bien que vous souffriez comme cela n est pas immaginable,le tout,dans le respect,la tolerance,la dignite et l elevation d esprit que je n ai jamais soupconnès.Je suis d autant plus desolèe et malheureuse davoir fait ecran dans ton foyer et isole ta belle famille de nous.Tu n es pas de meme pere que babacar.Voila pouquoi j etais tantot gauche avec toi,souvent dure avec Yacine.Je sais que tu as du te demander plusieurs fois si j etais ta mere ou si je t aimais comme une mere doit aimer son fils.
.....
Répondre à ce message
Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 02:43
Oui,je sais et je confesse que par instinct maternel,je vous ai fait du tort et du mal, empoisonnant la quietude de votre vie de couple.Mais je ne me rendais pas compte qu en agissant ainssi,je tombais dans le piege dont je voulais vous preserver.A present je te presente les sinceres excuses d une mere cnfuse.Pardonne moi pour tout le mal que je t ai fait et que je n ai mesure qu apres mon entretien avec babacar.Je demande surtout pardon a ton epouse Yacine dont j imagine maintenant dans quel lucifer je l ai fait injustement vivre.Je sais que toute la famille me desaprouvait mais pour eviter de me faire mal et d e de briser le fil familial s abstenait de toute observation ouverte.Crois moi,ton pere en a beacoup souffert et me l a souvent reprochè dans la confidatialitè de la chambre conjugale.Je vais meme t avouer qu il en a pleurè plusieurs fois mais il ne voulait pas me desavouer devant vous au nom de l harmonie familiale .Crois moi,ton pere est loin d etre faible.Il avait la delicate mission de preserver l equilibre familiale face a mon intransigeance aveugle et idiote.C est vrai que le chemin de l enfer est pavè de bonnes intentions parcequ en voulant bien faire je faisais souffrir tout le monde.
Au bout du compte je n etais ni une bonne epouse pour ton pere ni une mere adorable pour toi ni une une belle mere comode pour ton epouse.
Maintenant,j ai compris, trops tard, peut erte,que quand les sentiments inhibent la raison,la clartè de la lucidite s assombrit.Je te demande de faire lire cette lettre a yacine,peut etre que cela l aidera a me pardonner parceque derriere son innocence et son caractere effacè,elle est en verite la plus grande victime de mes betises.
-Pardonnez moi.
-Pardonnez moi encore et je vous promets qu a mon retour....
maman qui t aime et t embrasse affectueusement.Abientot.
RAMA.
Répondre à ce message
Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 03:06
hi that s me .
j ai bien recu ton bouquet de fleurs .big thanks.
let s just share what we feel and think.
life is the best school so long life to you .
friendly.
peace and god bless you.
Répondre à ce message
Re: les couleurs de la conscience
Auteur: abss
Date: 02-08-2006 10:04
salut krissa
je suis encore là pour te dire que je commence ma journée en te lisant. maintenant tu as un fan's club qui s'agrandit tous les jour donc tu es obligé de nous satisfaire et on compte sur toi
bonne chance
God bless you
25-30
Répondre à ce message
Re: les couleurs de la conscience
Auteur: moictou
Date: 02-08-2006 10:14
Pour sûr, on est toujours au rendez-vous
Attendons impatiemment la suite
Bonne continuation!
25-30
Répondre à ce message
Re: les couleurs de la conscience
Auteur: 4 pommes
Date: 02-08-2006 14:29
salut, krissa,
cé vraiment tré beau et tré généreux tout ce qui écrit sur sentoo. Faire partager tes connaissances avec des gens qui adore ce que tu fais.
Moi de ma part j'adore tes écritures encore une fois félicitations et manchahalla.
Seulement j'avais un petit conseil à te donner, de rédiger l'intégralité de ton texte, de l'imprimer, d'aller à BSDA en payer les droits d'auteur, car on ne sait pas ce qui peut arriver sur le net car nous vivons aujourd'hui dans un monde inonder de pirateurs, et j'avoue que ton texte si tu y tien bien peut servir d'un roman PENSE S'Y.
J'ai aussi une question à te poser : quel age as tu?
Merci pour tous; on attend la suite
Bisous
25-30
Répondre à ce message
Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 15:01
Bien que secoué par un violent vertige, il ne laissa échapper aucune larme.
Il ne pouvait pas définir le sentiment qui l'animait tellement il était diffus et confus. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il était pressé que Yacine lise elle-même la lettre qu'il plia et rangea soigneusement dans la poche de son pantalon.
Tantôt il pensait à son épouse et tantôt, il tentait de penser à des éléments de réponse à la lettre de sa mère qu'il savait ne plus vivre des moments agréables.
Le lendemain après-midi, il fut convoqué dans le bureau du régisseur par un gardien de prison.
En s'y rendant, il se demandait ce qu'il avait bien pû faire pour avoir l'honneur et le privilège d'être reçu par le régisseur. Quand il entra dans le bureau de cer dernier, il vit son père et son beau père en train de parler avec le régisseur.
- Bonjour papa, bonjour tonton.
- Bonjour Ibrahima.
- Bonjour fiston.
Le régisseur lui dit " Assieds toi, tes parents sont venus te voir pour un entretien.
- Pourquoi un entretien dans votre bureau ?
- Ils voulaient obtenir de moi une permission pour toi demain matin mais je suis au regret de ne pouvoir accéder à leur requête.
- Mais que se passe t-il ? Une permission pourquoi ?
- Fiston, nous voulions que tu puisse assister à l'enterrement demain matin.
- Qui est mort ? Dis moi Papa, qui est mort ?
Son père lui tendit un certificat de déces.
- Yacine ? ? ? non Yacine ? ? ? non papa, dis moi que ce n'est pas vrai.
Personne ne lui répondit.
Le régisseur :
Gardien, emmenez -le chez l'assistante sociale et prêtez - lui main forte.
Répondre à ce message
Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 15:53
Le lendemain matin, il se réveilla difficilement et constata à ses premiers pas qu'il titubait comme une vache folle. Il comprit qu'on lui avait administré une substance pas trop orthodoxe de la famille des benzodiapines. Il était seul dans une cellule. Après sa douche et son petit déjeuner, il revint s'étaler de tout son corp.
Il vait l'impression d'avoir devant lui un poste téléviseur qui retransmettait les événements en direct.
Il y avait beaucoup de monde à la morgue. Certains pleuraient, d'autres en transe, d'autres gardent une dignité sans faille.
En face de la porte des pompes funébres, il y avait Pape Sidy, Saly, Oumar et Assane à côté de ceux qui tiennent les membres de la famille de la défunte. La porte s'ouvre et il y eut un petit mouvement de foule. Sur un brancard, la dépuille de Yacine est posée enveloppée par un pagne tissé aux couleurs sombres. Le corbillard, suivi d'un cortège funébre prend la direction des cimetières.
Apres la prière aux morts, la dépouille est déposée devant le trou déjà creusé. Un trou dans lequel on entre en laissant dehors tous les problèmes du monde. Impôts, maladies, douanes, la pauvreté, l'amour, la haine, l'envie, la trahison la déceptio, les charges etc..............
Un trou qui, une fois refermé, est source de nouveaux problèmes pour les autres, la douleur des parents et amis, la solitude de la veuve et des veufs, le malheur de l'orphelinat, le drame des famille brisées, les insomnies tyraniques pour les êtres chers.
Apres la première poignée desable jetée par le père de la défunte, il ferma les yeux et s'endormit jusqu'à 17 heures. Sur les mûrs de sa cellule transformés en écran de télévision, il revoyait de façon sporadique certains souvenirs vécus avec Yacine depuis qu'ils s'étaient connus.
Plus tard.
- Tu as une visite de ton père.
- Encore lui !!!
- Bonjour papa.
- Bonjour fiston.
- J'étais pressé de te voir.
- Je sais que tu dois te sentir seul mais tu sais que je n'ai pas le droit de rester.
- Je ne te demande pas de rester, je veux te parler.
- De quoi ?
- De quoi Yacine est morte?
- Pourquoi cette question?
- Hier tu m'avait montré le certificat de déces et non le certificat de genre de mort.
- Je veux connaître la cause médicale de la mort.
- Je n'ai pas de papier ici mais il y est inscrit " hémorragie suite à une tentative d'avortement".
Après une longue réflexion.
- J'ai tout compris.
- Qu'est ce que tu as compris ?
- Je t'en parlerai la prochaine fois, tu dois être fatigué comme tout le monde mais je voudrai te demander une chose.
- Quoi ?
- Je veux que tu mènes des investigations au niveau de l'hôpital parce que j'entends porter plainte contre le ou les médecins qui en sont responsables, je te constitue comme Avocat dans cette affaire. Maintenant, je peux te recevoir dans la salle des Avocats.
- Ibrahima, tu perds la tête ? Excuse- moi, je voulais te dire que tu es fatigué et que tu devrais te reposer.
- Non, si tu veux je t'expliquerai en détails la prochaine fois. Mais je t'avertis dès maintenant que je ne laisserais jamais tomber cette affaire. Quitte à constituer un autre Avocat.
- Bon d'accord, on en reparlera.
- Merci, tu as informé Maman ?
- Non.
- Pourquoi ?
Silence.
- Pourquoi ?
- Je l'ai appelé mais je ne l'ai pas eue.
- Mais tu as au moins eu quelqu'un.
- Non, en vérité, je n'ai pas appelé.
- Pourquoi ?
- C'est Babacar qui m'a appelé.
- Alors, tu en as profité pour lui dire?
- Non, c'est lui qui voulait me parler.
- De quoi ?
Un long silence.
- De quoi ?
- Ta mère a fait un accident.
- De quoi ?
- Un accident avec une voiture qui l'a heurtée alors qu'elle se promenait.
- Quand ?
- Aujourd"hui même.
- Est - elle gravement blessée ?
- Oui.
- Qu'est ce qu'elle a ?
- Je ne sais pas.
- Elle est à l'hôpital ?
- Oui.
- Tu dois appeler Babacar pour lui dire de ne pas l'informer?
- Je pense que c'est pas la peine.
- Tu as perdu la tête papa ?
- Non.
- Alors pourquoi tu ne veux pas appeler Babacar ?
- Ta mère est déjà morte mon fils.
- Gardiens, appelez vite un médecin, monfils est tombé en syncope.
Une heure après.
- Bon, il revint à lui. Maintenant il faut qu'il mange beaucoup de glucose. Après je lui ferai une injection pour qu'il dorme tranquillement jusqu'à demain.
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 00:39
- Je ne sais pas.
- Alors dis moi quand l'as tu vu pour la dernière fois ?
- Avant ta naissane.
Un long silence et pesant.
- Tu veux dire qu'il t'a abandonné et ne m'a pas reconnu ?
- Oui, mais ce n'était pas sa faute. Il m'aimait et voulait m'épouser.
- Alors, pourquoi ne vous êtes pas mariés?
- Sa famille ne voulait pas de ce mariage.
- Pourquoi?
Elle se mit à pleurer à chaudes larmes.
Puis elle se calma.
- Pourquoi sa famille ne voulait pas de e mariage ?
- Pour des raisons de caste.
- Tu veux dire que mon père est casté ?
- OUI- oui mon fils.
- Tu ne le savais pas?
Si mais je m'en foutais on s'aimait et 'était tout.
- Alors pourquoi n'avait t-il pas pris ses responablités ?
- Sa famille lui avait demander de choisir entre elle et moi.
- Mais il pouvait quand même me reonnaître !
- Il n'en n'était pas question pour sa famille.
- et après?
Il m'a laissé une lettre pour me dire qu'il partait à une destination inconnue. Et depuis, plus personne n'a de ses nouvelles. Cela fait 33 ans.
- Tu as toujours cette lettre ?
- OUI
- Est ce que je peux la lire Maman, s'il te plaît?
- Je ne l'ai pas ici. Je l'ai laissée à dakar, dans le tiroir de mon chevet.
- Alors pourquoi m'as tu toujours fait croire que ton mari était mon père?
- C 'est une coinidence que lui et moi avons le même nom. Je royais bien faire mais si je t'ai fait du mal, excuse moi.
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 01:52
-Non,il n ya pas d excuse, ton mari au moins a joue le jeu, a assume et m as donne la meme affection qu il eprouve piur ses enfants.
-Maintenat,je suis fatiguee et eprouvee Babacar.Je redoutais tellement ce jour qu il me hantait. J ai envie d aller dormir,je ne tiens plus.Je vais prendre des tranquilisants pour dormir.On en reparlera une autre fois.
-Non maman,on en parlera plus jamais.Je n ai plus envie de te voir injustement souffrir le reste de ta vie.Je veux te dire que malgre ma peine,je t aime plus encore parce que tu es devenue pour moi un pere et une mere.
*-Oui, moi aussi je ne veux pas te voir souffrir le reste de ta vie.
*-Ne ten fais pas maman.Je souffrai parceque je ne savais pas,maintenat que je sais je vais resister et essayer d assumer autrement que mon pere.
-Tu lui en veux?
*-Je ne sais pas,maintenant,je temmene te coucher.
*-Merci mon fils.
Le lendemain, malgre le renforcement de l affection qui nous unissaient,chacun de nous avait l impression que quelque part une chaine s etait brisee a tout jamais.De nouvelles relations plus fortes et plus confuses etaient nees entre nous..
Alors I brahima, je sais qu apres t avoir raconte cette histoire,tu sais parfaitement ou je veux en venir avec toi.Tu dois maintenant avoir compris pourquoi j ai ete hostile a ton mariage avec Yacine.Je ne voulais pas que ce qui m est arrive t arrive,ou a tes enfants.Je ne savais pas comment te le dire surtout que, sans avoir compris, vous aviez accepte de vivre en silence complice pour ne pas contrarier une mere et une belle mere poutant intolerable et impardonnable a tous points de vues.
Vous n avez jamais rien dit bien que vous souffriez comme cela n est pas immaginable,le tout,dans le respect,la tolerance,la dignite et l elevation d esprit que je n ai jamais soupconnès.Je suis d autant plus desolèe et malheureuse davoir fait ecran dans ton foyer et isole ta belle famille de nous.Tu n es pas de meme pere que babacar.Voila pouquoi j etais tantot gauche avec toi,souvent dure avec Yacine.Je sais que tu as du te demander plusieurs fois si j etais ta mere ou si je t aimais comme une mere doit aimer son fils.
.....
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 02:43
Oui,je sais et je confesse que par instinct maternel,je vous ai fait du tort et du mal, empoisonnant la quietude de votre vie de couple.Mais je ne me rendais pas compte qu en agissant ainssi,je tombais dans le piege dont je voulais vous preserver.A present je te presente les sinceres excuses d une mere cnfuse.Pardonne moi pour tout le mal que je t ai fait et que je n ai mesure qu apres mon entretien avec babacar.Je demande surtout pardon a ton epouse Yacine dont j imagine maintenant dans quel lucifer je l ai fait injustement vivre.Je sais que toute la famille me desaprouvait mais pour eviter de me faire mal et d e de briser le fil familial s abstenait de toute observation ouverte.Crois moi,ton pere en a beacoup souffert et me l a souvent reprochè dans la confidatialitè de la chambre conjugale.Je vais meme t avouer qu il en a pleurè plusieurs fois mais il ne voulait pas me desavouer devant vous au nom de l harmonie familiale .Crois moi,ton pere est loin d etre faible.Il avait la delicate mission de preserver l equilibre familiale face a mon intransigeance aveugle et idiote.C est vrai que le chemin de l enfer est pavè de bonnes intentions parcequ en voulant bien faire je faisais souffrir tout le monde.
Au bout du compte je n etais ni une bonne epouse pour ton pere ni une mere adorable pour toi ni une une belle mere comode pour ton epouse.
Maintenant,j ai compris, trops tard, peut erte,que quand les sentiments inhibent la raison,la clartè de la lucidite s assombrit.Je te demande de faire lire cette lettre a yacine,peut etre que cela l aidera a me pardonner parceque derriere son innocence et son caractere effacè,elle est en verite la plus grande victime de mes betises.
-Pardonnez moi.
-Pardonnez moi encore et je vous promets qu a mon retour....
maman qui t aime et t embrasse affectueusement.Abientot.
RAMA.
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 03:06
hi that s me .
j ai bien recu ton bouquet de fleurs .big thanks.
let s just share what we feel and think.
life is the best school so long life to you .
friendly.
peace and god bless you.
Répondre à ce message
Re: les couleurs de la conscience
Auteur: abss
Date: 02-08-2006 10:04
salut krissa
je suis encore là pour te dire que je commence ma journée en te lisant. maintenant tu as un fan's club qui s'agrandit tous les jour donc tu es obligé de nous satisfaire et on compte sur toi
bonne chance
God bless you
25-30
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: moictou
Date: 02-08-2006 10:14
Pour sûr, on est toujours au rendez-vous
Attendons impatiemment la suite
Bonne continuation!
25-30
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: 4 pommes
Date: 02-08-2006 14:29
salut, krissa,
cé vraiment tré beau et tré généreux tout ce qui écrit sur sentoo. Faire partager tes connaissances avec des gens qui adore ce que tu fais.
Moi de ma part j'adore tes écritures encore une fois félicitations et manchahalla.
Seulement j'avais un petit conseil à te donner, de rédiger l'intégralité de ton texte, de l'imprimer, d'aller à BSDA en payer les droits d'auteur, car on ne sait pas ce qui peut arriver sur le net car nous vivons aujourd'hui dans un monde inonder de pirateurs, et j'avoue que ton texte si tu y tien bien peut servir d'un roman PENSE S'Y.
J'ai aussi une question à te poser : quel age as tu?
Merci pour tous; on attend la suite
Bisous
25-30
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 15:01
Bien que secoué par un violent vertige, il ne laissa échapper aucune larme.
Il ne pouvait pas définir le sentiment qui l'animait tellement il était diffus et confus. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il était pressé que Yacine lise elle-même la lettre qu'il plia et rangea soigneusement dans la poche de son pantalon.
Tantôt il pensait à son épouse et tantôt, il tentait de penser à des éléments de réponse à la lettre de sa mère qu'il savait ne plus vivre des moments agréables.
Le lendemain après-midi, il fut convoqué dans le bureau du régisseur par un gardien de prison.
En s'y rendant, il se demandait ce qu'il avait bien pû faire pour avoir l'honneur et le privilège d'être reçu par le régisseur. Quand il entra dans le bureau de cer dernier, il vit son père et son beau père en train de parler avec le régisseur.
- Bonjour papa, bonjour tonton.
- Bonjour Ibrahima.
- Bonjour fiston.
Le régisseur lui dit " Assieds toi, tes parents sont venus te voir pour un entretien.
- Pourquoi un entretien dans votre bureau ?
- Ils voulaient obtenir de moi une permission pour toi demain matin mais je suis au regret de ne pouvoir accéder à leur requête.
- Mais que se passe t-il ? Une permission pourquoi ?
- Fiston, nous voulions que tu puisse assister à l'enterrement demain matin.
- Qui est mort ? Dis moi Papa, qui est mort ?
Son père lui tendit un certificat de déces.
- Yacine ? ? ? non Yacine ? ? ? non papa, dis moi que ce n'est pas vrai.
Personne ne lui répondit.
Le régisseur :
Gardien, emmenez -le chez l'assistante sociale et prêtez - lui main forte.
Répondre à ce message
Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 15:53
Le lendemain matin, il se réveilla difficilement et constata à ses premiers pas qu'il titubait comme une vache folle. Il comprit qu'on lui avait administré une substance pas trop orthodoxe de la famille des benzodiapines. Il était seul dans une cellule. Après sa douche et son petit déjeuner, il revint s'étaler de tout son corp.
Il vait l'impression d'avoir devant lui un poste téléviseur qui retransmettait les événements en direct.
Il y avait beaucoup de monde à la morgue. Certains pleuraient, d'autres en transe, d'autres gardent une dignité sans faille.
En face de la porte des pompes funébres, il y avait Pape Sidy, Saly, Oumar et Assane à côté de ceux qui tiennent les membres de la famille de la défunte. La porte s'ouvre et il y eut un petit mouvement de foule. Sur un brancard, la dépuille de Yacine est posée enveloppée par un pagne tissé aux couleurs sombres. Le corbillard, suivi d'un cortège funébre prend la direction des cimetières.
Apres la prière aux morts, la dépouille est déposée devant le trou déjà creusé. Un trou dans lequel on entre en laissant dehors tous les problèmes du monde. Impôts, maladies, douanes, la pauvreté, l'amour, la haine, l'envie, la trahison la déceptio, les charges etc..............
Un trou qui, une fois refermé, est source de nouveaux problèmes pour les autres, la douleur des parents et amis, la solitude de la veuve et des veufs, le malheur de l'orphelinat, le drame des famille brisées, les insomnies tyraniques pour les êtres chers.
Apres la première poignée desable jetée par le père de la défunte, il ferma les yeux et s'endormit jusqu'à 17 heures. Sur les mûrs de sa cellule transformés en écran de télévision, il revoyait de façon sporadique certains souvenirs vécus avec Yacine depuis qu'ils s'étaient connus.
Plus tard.
- Tu as une visite de ton père.
- Encore lui !!!
- Bonjour papa.
- Bonjour fiston.
- J'étais pressé de te voir.
- Je sais que tu dois te sentir seul mais tu sais que je n'ai pas le droit de rester.
- Je ne te demande pas de rester, je veux te parler.
- De quoi ?
- De quoi Yacine est morte?
- Pourquoi cette question?
- Hier tu m'avait montré le certificat de déces et non le certificat de genre de mort.
- Je veux connaître la cause médicale de la mort.
- Je n'ai pas de papier ici mais il y est inscrit " hémorragie suite à une tentative d'avortement".
Après une longue réflexion.
- J'ai tout compris.
- Qu'est ce que tu as compris ?
- Je t'en parlerai la prochaine fois, tu dois être fatigué comme tout le monde mais je voudrai te demander une chose.
- Quoi ?
- Je veux que tu mènes des investigations au niveau de l'hôpital parce que j'entends porter plainte contre le ou les médecins qui en sont responsables, je te constitue comme Avocat dans cette affaire. Maintenant, je peux te recevoir dans la salle des Avocats.
- Ibrahima, tu perds la tête ? Excuse- moi, je voulais te dire que tu es fatigué et que tu devrais te reposer.
- Non, si tu veux je t'expliquerai en détails la prochaine fois. Mais je t'avertis dès maintenant que je ne laisserais jamais tomber cette affaire. Quitte à constituer un autre Avocat.
- Bon d'accord, on en reparlera.
- Merci, tu as informé Maman ?
- Non.
- Pourquoi ?
Silence.
- Pourquoi ?
- Je l'ai appelé mais je ne l'ai pas eue.
- Mais tu as au moins eu quelqu'un.
- Non, en vérité, je n'ai pas appelé.
- Pourquoi ?
- C'est Babacar qui m'a appelé.
- Alors, tu en as profité pour lui dire?
- Non, c'est lui qui voulait me parler.
- De quoi ?
Un long silence.
- De quoi ?
- Ta mère a fait un accident.
- De quoi ?
- Un accident avec une voiture qui l'a heurtée alors qu'elle se promenait.
- Quand ?
- Aujourd"hui même.
- Est - elle gravement blessée ?
- Oui.
- Qu'est ce qu'elle a ?
- Je ne sais pas.
- Elle est à l'hôpital ?
- Oui.
- Tu dois appeler Babacar pour lui dire de ne pas l'informer?
- Je pense que c'est pas la peine.
- Tu as perdu la tête papa ?
- Non.
- Alors pourquoi tu ne veux pas appeler Babacar ?
- Ta mère est déjà morte mon fils.
- Gardiens, appelez vite un médecin, monfils est tombé en syncope.
Une heure après.
- Bon, il revint à lui. Maintenant il faut qu'il mange beaucoup de glucose. Après je lui ferai une injection pour qu'il dorme tranquillement jusqu'à demain.