les aventures de Pape Sidy : Tom 1 : Les couleurs de la conscience

les aventures de Pape Sidy : Tom 1 : Les couleurs de la conscience
Re: les couleurs de la conscience
Auteur: garika
Date: 03-08-2006 11:45

trop tard, je suis completement mordu...
Merci KRISSA

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: balade
Date: 03-08-2006 12:58

hum !!! tres cool chez KRISSA, je m'abonne !

25-30

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: that's me
Date: 03-08-2006 13:18

Hold on !!!

35-40

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 03-08-2006 16:06

Avez vous des enfants ?

- Non.

-Avez vous fait le service militaire?

- Non.

- Avez-vous déjà été condamné ?

- Non.

- Bien cette affaire vient pour la première fois. Je dois vous informer que vous avez le droit de demander le renvoi pour constituer un Avocat à moins que vous ne veuillez

être jugé aujourdh'ui.

- Je ne constitue pas d'Avocat.

- Vous consentez dons à être jugé aujourd'hui et maintenant ?

- Oui Monsieur le Président.

- Bon soit. Mais dites moi, pourquoi ne voulez - vous pas constituer un Avocat ? Vous n'en avez pas les moyens ?

- Je ne veux pas constituer d'Avocat, c'est tout.

- Est ce que vous mesurez les risques que vous prévenez ?

- Cela veut- il dire que si je constitue un Avocat, je ne cours aucun risque ?

- Ce n'est pas ce que je veux dire mais je vous le conseille.

- Non merci Monsieur le Président, je considère que dans un procès comme celui-ci, un Avocat n'est qu'une caution, un faire valoir à la décision que le Tribunal rendra. Je préfère assumer ce que j'ai fait et que le Tribunal lui aussi assume sa décision sans être dans le confort de justifier sa décision par la présence d'un Avocat.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: moictou
Date: 03-08-2006 16:09

ça valait la peine de rester quelmques petites minutes au bureau.
J'ai eu droit à un autre épisode
T'en fais pas je vais voir ce que je peux faire avec Tonton Samuel

25-30

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 03-08-2006 16:28

Que voulez-vous dire par un procès comme celui-ci ?

- Je ne me trompe pas un seul instant Monsieur le Président , mon procès est bien un procès politique.

- Je vous dirai tout à l'heure, les préventions qui pèsent sur vous et vous verrez que cela n'a rien de politique.

- Je sais un procès politique.

D'ailleurs jene veux pas d'un procès conventionnel où les débats vont porter sur des articles du Code Pénal . Je relève du reste que vous me conseillez de constituer un Avocat, j'en déduis que si un conseil est nécessairement bon, il y a une justice à deux visagess parce que les prévenus qui ne peuvent pas constituer d'Avocats seront toujours moins bien jugés que ceux qui en ont.

- Ce n'est pas cela que je voulais dire. Je voulais simplement user de mon pouvoir de demander au Bâtonnier de vous constituer d'office un Avocat au cas où vous le souhaiteriez. Mais passons.

Je m'en vais vous lire les faits qui vous sont reprochés, vous êtes prévenu, d'avoir à Dakar, en tout cas depuis un temps non prescrit, commis des infractions d'attroupement
sur la voie publique, d'avoir participé à une manifestation non autorisée et dans les mêmes circonstances de temps et de lieu porté atteinte à l'ordre public et opposé une rebellion aux forces de l'autorité publique. Ces faits sont prévus et permis par les articles 92 et 8, 185 et 8 du Code des Contraventions et du Code Pénal. Reconnaissez - vous les faits qui vous sont reprochés ?

- Non Monsieur le Président, je ne les reconnais pas.

Bien, ce vendredi 12 Avril, après la prière, vous étiez bien avec d'autres personnes sur la voie publique, des personnes venues répondre à l'appel de certains intellectuels?

- Je dirai plûtot que ce Vendredi là, après la prière, j'étais sur la voie publique parce que je pouvais pas me trouver ailleurs après être sortie de la mosquée. Maintenant, par la nature publique de la voie publique, il est possible et normal que d'autres citoyens avec qui je suis nécessairement contraint de la partager , puissent se trouver à côté de moisans que nous nous connaissons, ni que nous échangions des propos, et encore moins que notre volonté fut de constituer un quelconque attroupement sur la voie publique. Il est normal pour un citoyen d'être sur la voie publique comme cela l'est aussi pour les autres. Alors qu'ils soient tous, en même temps sur la voie publique et un endroit déterminé n'est pas forcément un attroupement. Pour moi l'attroupement extrait au moment et à l'intérieur de la mosquée parce que la prière précède par essence de cette volonté délibérée d'être ensemble pour partager un moment de recueillement pour exécuter la pratique d'un culte divin.

Cet attroupement, je le reconnais mais je pense que ce n'est pas de celui là que vous parlez parce que la liberté de religion et de ce culte est proclamée par la Constitution. Encore que cet attroupement là s'est passé dans un lieu de culte et non sur la voie publique. La preuve, cette audience est publique et c'est à ce titre que la salle est pleine de monde et pourtant personne parmi l'assistance n'est poursuivie pour attroupement sur la voie publique

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 03-08-2006 16:55

- Bien, essayez d'être plus concis parce que nousn'avons pas beaucoup de temps.

- Monsieur le Président, je risque ma liberté, alors si le temps peut m'être utile, j'en userai sans en abuser.

- J'ai suivi vos arguments, mais contesteriez - vous que vous avez été arrêté alors que vous étiez dans le cortège des manifestants qui marchaient vers la place de l'Obélisque ?

- Cela est exact Monsieur le Président.

- Alors comment pouvez-vous contesterque vous n'avez pas participé à un attroupement ?

-Je l'ai contesté parce que je pense qu'un attroupement est un rassemblement figé de personnes alors que le fait de marcher implique un mouvement dynamique d'une position à une autre. Alors, soit on constitue un attroupement statique soit on marche dans lequel cas la dynamique suppose qu'il n' y a plus d'attroupement. Or, vous venez de me rappeler que j'ai été arrêté alors que je marchais.

- Monsieur le Procureur, vous avez la parole pour vos questions.

- Merci Monsieur le Président. Dites- moi Ibrahima, je conviens avec vous que vous étiez arrêté alors que vous marchiez. Mais vous conviendrez avecmoi qu'avant de marcher vous étiez forcément à l'arrêt, je veux dire dans une station statique ?

- Oui Monsieur le Procureur, si on peut considérer la prière comme une position statique, alors j'étais bien dans cette position parce que j'étais venu prier. Après la prière, je marchais dans la direction qui était la mienne même celle-ci était celle des personnes qui manifesraient.

- Allons Monsieur, ne jouons pas avec les mots, nous sommes en train de cherher la vérité.

- Monsieur le Procureur, je ne joue pas avec les mots. Je ne le ferai d'autant plus que vous me dites chercher la vériter.

Alors, pourquoi m'avez vous mis en prison pour dormir tranquillement chez vous avec votre famille, libre de tous vos mouvements alors que vous ne connaissiez pas la vérité que vous chercher aujourd'hui?

- Ca suffit, ici c'est moi qui pose les questions.

- Alors, j'ai déjà répondu à votre question et je refuse que vous appeliez ma réponse un jeu de mots. Dans tous les cas, c'est vous qui m'accusez et poursuivez et c'est à vous de prouver ma culpabilité en faisant éclater la vérité que vous dites être en train de chercher. Je suis à vous Monsieur le Procureur.

- Je vous interdis de me parler ainsicontentez-vous de répondre à mes questions plûtot que de me rappeler mon travail

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 03-08-2006 16:56

Monsieur le Président, j'en ai fini avec le premier délit d'attroupement sur la voie publique.

- Merci Monsieur le Procureur, Monsieur Ibrahima venons en à la participation à la marche non autorisée. Reconnaissez-vous avoir participé à la manifestationnon autorisée?

- Ce vendredi 12 Avril, après la prière, j'ai manifesté mon soutienmoral au peuple Palestinien et du Liban victime de la conspiration du silence par le gouvernement d'Isarël avec le soutien du gouvernement des USA et le silence hypocrite des NOU qui mérite pas le prix nobel de la paix mais plûtot le prix mondail de la guerre et de l'injustice et de l'inutilité.

- Est ce que vous étiez porteur de banderole ?

- Non j'étais porteur d'une pancarte

- Où aviez vous pris cette pancarte?

- Je l'ai ramassée. Il y en avait beaucoup par terre.

- Qu'est ce qui était écrit sur votre pancarte ?

- Il était écrit: " Libérez Arafat"

- Y avait-il d'autres manifestants à côté de vous ?

- Oui.

- Qu'est ce qui était écrit sur leurs pancartes ?

- Je ne me souviens plus. Il y avait beaucoup de slogans.

- Vous reconnaissez dons avoir participé à la manifestation ?

- Non Monsieur le Président. Je reconnais avoir manifesté mon soutien au peuple Palestinien contre le gouvernement des USA qui soutient la cause Israëlienne sans comparaître à mes côtés.

- Pour l'instant c'est vous qui êtes poursuivi.

- Je reconnais, comme me l'autorise notre Constitution avoir manifesté mon opinion sur un problème peu importe que ce soit par une marche personnelle même si d'autres marchaient à côté de moi, je reconnais avoir manifesté mon soutirn en proférant des slogans.

Je recoonais avoir porté une pancarte, autant de choses que me permet notre Constitution. Mais je ne reconnais pas avoir participé à une manifestation parce que cela suppose une concentration préalable, une organisation, une volonté commune d'atteindre le même but. Or, avant ce jour, je n'ai ni vu ni parlé avec aucun des manifestant. Je ne les connais pas. Ils ne me connaissent pas.

Au début de l'interrogatoire, vous aviez vous- même dit que la manifestation dont vous parlez était appelé par des intellectuels. Je n'ai jamais vu ces intellectuels, je n'ai jamais parlé avec eux, alors, pourquoi vouloir vaille que vaille me rattacher à des personnes qui me sont inconnues et ne pas comprendre que j'exprime seul des droits que je tiens de la Constitution même si au même moment, d'autres citoyens excerçaient le même droit que moi. A preuve, je comparais seul devant votre Tribunal sans savoir où ils sont ni ce que ces intellectuels sont devenus.

D'ailleurs, si l'on suit notre logique, tant qu'il n'est pas établi que ces intellectuels ont appelé à cette manifestation, que cette manifestation n'était pas autorisée, je ne peux être poursuivi pour un délit inexistant.

Convenez vous Monsieur le Président qu'une seule personne, celle que je suis, soit poursuivie pour une manifestation générale non autoriée cela heurte le bon sens.

- Ca va, je vous rappelle qu'ici, c'est moi qui ménent les débats. Contentez vous de répondre aux questions et gardez vos réflexions pour vous. Monsieur le Procureur, vous avez la parole pour vos questions.

- Monsieur Ibrahimz saviez vous que cette manifestation était interdite ?

- Non, faudrait-il d'abord que j'y participe pour le savoir. Moi je manifeste il n'est pas encore prouvé que ma manifestation était interdite et que je sache, cela n'est pas possible tant que la Constitution n'est amendée.

- Tenez, regardez l'arrêté d'interdiction du préfet.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 03-08-2006 16:57

- Merci Monsieur le Procureur. J'ai trop de respect popur notre Constitution pour penser qu'un acte administratif puisse la contredire. Je vois qu'apparemment nous ne parlons pas de la même manifestation. Il y a mon soutienau peuple Palestinien que j'assume et il y a une autre manifestation dont vous parlez.

- Qu'est ce qui me prouve que vous ne faisiez pas partie de la manifestation dont je vous parle ?

-C 'est moi qui pose des questions. Je vous le dis pour la dernière foi. Jen ai terminé Monsieur le Président.

- Nous allons passer à l'atteinte à l'ordre public. Reconnaissez vous avoir porté atteinte à l'ordre public ?

- Monsieur le Président, il m'est difficile de répondre à votre question parce que je nesais pas ce que vous entendez par l'ordre public.

- Si vous ne pouvez pas répondre ou ne voulez pas répondre, vous pouvez le dire. C 'est votre droit mais il ne m'appartient de vous définir l'ordre public.

- Je ne reconnais pas.

- Pourquoi

- Parce que pour moi, l'ordre public c'est l'ordre que les citoyens ont entendu librement établir, pourvu qu'ils ne violent pas les lois et le réglements de la République. Par conséquent, ce jour là, c'est cet ordre que les citoyens avaient choisi et jusqu'ici, je ne vois en quoice choix a viloé les lois et réglements.

L'ordre public, ce n'est pas celui que veut et souhaite l'Etat armé par la force publique. C'est justement cette force publique qui a chargé les personnes en les bastonnant, en leur lançant des gaz lacrymogènes et en les interpellant, qui violé et porté atteinte à l'ordre public que les citoyens avaient entendu établir. Ma conviction est que sur ce point, les véritables assassins de l'ordre public, ce sont les policiers et les gendarmes qui agissaient sous les ordres de l'Etat qui sont seuls et uniques responsables de cette situation.

- Surveillez votre langage, il peut vous mener lui.

- Dans la démocratie où nous sommes prétendument être, l'Etat est un justiciable comme moi et je l'accuse d'être unique auteur de ce délit de trouble à l'ordre public.

Le Procureur se lève et dit.

- Monsieur le Président, je demande que ces propos soient consignés dans le plumitif.

Et ce fut fait.

Le Président en profita pour lui donner la parole.

- Monsieur Ibrahima, vous marchiez sur la chaussée ou sur le trottoir ?

- Il y en avait qui marchaient sur le trottoir et d'autres sur la chausée.

- Et vous où marchiez vous ?

- Sur le trottoir.

- Est ce que la circulation des véhicules était perturbée ?

- Oui.

- Quelle heure était-il ?

- Je ne sais, après la prière.

- C'était donc l'heure de retourner au travail ?

- Moi, je ne travaille pas. Je suis étudiant.

- Mais les autres qui ne sont pas étudiants, ils devaient retourner au travail?

- Je ne sais pas s'ils travaillent . Je sais simplement qu'il y a peu de travailleurs dans ce pays et beaucoup d'agresseurset de chômeurs qui sont si désespérés qu'ils n'hésitent pas en enfourcher des pirogues pour Barça ou Barsak.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 03-08-2006 17:03


- Qu'est ce que vous avez fait quand vous êtes arrivés à l'Obélisque ?

- Je ne sais pas. Je ne suis pas arrivé à l'Obélisque. Quand j'ai senti la fatigue me gagner, je me suis arrêté à une buvette pour boire du jus d'orange.

Apres je cherchais un taxi pour rentrer. C'est à ce moment que les policiers et gendarmes m'ont tabassé, insulté, brisé ma pancarte et embarqué dans le panier à salade .

- Cela nous ramène à la prévention sur la rebellion. Vous avez reconnu, il y a quelques instants, que quand on vous arrêtait vous étiez en train de marcher. N'est ce pas ?

- Oui.

- Expliquez vous.

- Pour moi, ma manifestation était terminée. Je me suis arrêté à la buvette pour me désaltérer. Les autres étaient loin devant moi. Je marchais sur le trottoir avec ma pancarte pour chercher un taxi. Le reste le savez.

- C'est quoi le reste ?

- Les coups, les injures, la police, le déférement devant le Procureur, le mandat de dépôt et la comparution devant vous.

- Il est à vous Monsieur le Président.

Le Président consulta ses deux conseillers puis dit :

- Avez -vous autres choses à déclarer avant que les débats ne soient clos ?

- Monsieur le Procureur, vous avez la parole pour vos réquisitions.

- Merci Monsieur le Président, je requiers l'application de la loi.

- Oui, Monsieur Ibrahima.

- Oui, je ne reconnais pas uncun des délits qui me sont reprochés. Je reconnais à ma manière et à ma convenance avoir exprimé mon soutien au peuple Palestinien. Cela j'assume. C'est tout ce que j'ai à déclarer..

- Bien le Tribunal met l'affaire en délibérée pour le jugement être rendu dans deux jours l'audience est suspendu.

Le Tribunal sortait, la foule se levait, Ibrahima regagnait le box des accusés.

Arrivé à sa place, il aperçut dansle public, Pape Sidy, Saly, Oumar, Assane et toute la famille de Yacine. Ils lui faisaient tous des signes de félicitations et d'encouragements.

Deux jours après, au même endroit le Tribunal vidait son délibéré alors Ibrahima était debout à la barre impassible.

" -.........
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# Posté le vendredi 13 octobre 2006 11:57

les aventures de Pape Sidy : Tom 1 : Les couleurs de la conscience

les aventures de Pape Sidy : Tom 1 : Les couleurs de la conscience
Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 04-08-2006 01:52

bonjour garika je suis contends que le texte te plaise.Alors accroche toi,on y va.Merci a toi.
hey balade bienvenu.l abonnement est gratuit au r v du partage.take it cool and welcome and merci pour tout.
That s me, you too hold on.i hope you l be greatefully suprised.do you know, you are a nice man?
*H I Moictou desole te t avoir retardee au bureau.j espere que tu ne regretes pas.Mais j espere surtout que tu as pu t occuper de tonton samuel.prends bien soin de lui et trasmets lui mes salutations deferentes.
Abss, j espere que tout va bien je ne tai pas entendu.Take care of yourself brother.
peace and love to all.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 05-08-2006 02:48

"- relaxe le revenu des delits d attroiupement sur la voie publique, d atteinte a l ordre public et de rebellion.
-le declare coupable du delit de manifestation non autorisee.
-le condamne a 1 mois avec sursis.
-le condamne aux depends"
Une petite rumeur s eleva du public avant de s estomper.
LE SOIR A TABLE
-Ibrahima,je suis venu te prendre a la pison a 15 h mais on m a dit que tu etais deja parti.
-OUI,j ai ete elargi a 14 h.Je suis alle chez Yacine presenter mes condoleances et je suis restè un moment avec la famille.Quand j ai pris conge d elle,,je suis allè aux cimetieres me recueillir sur les tombes de Yacine et Maman..
J ai constate qu elles sont cote a cote..Je me suis recueilli longtemps devant leurs tombes.Puis je suis alle a la f ac pour prendre les resultats de mes examens partiels.J ai reussi a tous les U V..jE SUIS REVENU ICI POUR PRENDRE UNE BONNE DOUCHE.PUIS JE N AI PAS EU LE COURAGE DE RENTRER CHEZ MOI.
-Ten fait pas, ta belle famille a mis un grdien la- bas.on y ira quand on aura le temps.Je pense que tu devrais rester ici maintenant.Plus tard, on verra.
-Merci papa.Ou est Babacar?
-Il est rentre la veille de ton proces.
-Demain je vais te faire une bonne soupe.Tu as beacoup maigri et je vois que tu n as pas d appetit.
--Merci Saly.Et toi oumar,qu est ce que tu fais pour moi?
-Moi je voulais plutot profiter de ta presence pour te demander de m aider a faire mon devoir de philosophie:"LA MORT DANS L OEUVRE DE CAMUS".
-Je suis deslè mais je prefere ergoter sur un autre sujet.
*UNE SEMAINE PLUS TARD.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 05-08-2006 04:32

-Tu es la papa?
-Oui.
-J ai vu ta voiture mais je t ai pas vu dans la maison.
J etais allonge.Je suis un peu fatiguè.
- Tu n as pas l habitude de te coucher a cette heure..Tu n es pas malade au moins?
-Non ca va .Il fait quelle heure?
-Il est 16 h 30m.
-Je me sentais un peu seul.Personne n est la.
-Je t ai dit d eviter la solitude.C est le lit de tous les mauvais souvenirs et des peines qui depriment.TU pensais a maman?
-Je pensais a elle ,a Yacine et toi.-
-Moi?
-Oui,attends- moi au salon je prends une petite douche apres on va bavarder un peu.
UN MOMENT MLUS TARD.
-Bon,et toi fiston pourquoi es tu venu putot aujourd hui?
-Je n ai pas trouvè a la biblitheque universitaire le traite que je voulais consulter.Pouquoi pensais tu a moi?
-Je pensais plus exactement a ce que tu m avais demande de faire.
-Merci, tu m enleves une epine des pieds parceque je ne savais pas comment te relancer.
-Dans des cas comme celui la , il faut faire vite sinon toutes les preuves vont disparaitrent et bien souvent on risque de se heurter a la loi de l omerta.Or en justice, la preuve est la rancon du droit.
Alors j ai deja ete 5 fois a l hopital, discutè avecle major du service de gynecologie et ses collegues.J ai consultè les infirmieres et meme les garcons de salle,requis le l eclairage de medecins prives et des pharmaciens.Cela n a pas toujours ete facile mais j ai pu collecter beaucoup d informations.
-Alors, il s agissait bien d un avortement?
-Je ne peux pas le dire je ne suis pas medecin mais tout le laisse penser.Mais tu ne m as pas encore dit pourquoi tu veux porter plainte.
-C est Yacine qui m avait demander de le faire.
-Tu savais donc qu elle voulait avorter?
-Non je ne svais meme pas qu elle etait en ceinte.
-ALORS COMMENT TE L A T ELLE DIT?
-Un jour elle m avait raconte l histoire d une femme que son gynecolgue avait contraint d avorter.
-Pour des raisons gynecologiques?
-Non pour des raisons personnelles et sociales.c etait une grossesse sans risque.
-Elle etait mariee?
-Oui.
-Alors pouquoi a t elle accepte?
-Non, elle n a pas accepte.
-Et poutant elle a avorte!
-Oui parceque le gynecologue l avait trompee en la mettant sous un pseudo traitement preventif.-
-C est quand les douleurs ont brusquement augmentè qu elle a oblige son medecin a avouer son forfait.
-Donc elle ne savait pas qu u lieu de la suivre, le toubib avait mis en route un processus sophistique d avortement?
-Non elle ne le savait pas.
-Et apres?
-C etait trops tard,elle souffrait enormement.
-Et qu a fait son mari?
-Je ne sais pas.mais elle m a demande ce que j aurais fait a la place du mari.Je lui ai dis que je ne savais pas trop parceque je ne me sentais pas concerne.Alors elle m a dit:"si un jour tu te trouvais devant cette situation, je te conseille de porter plainte." Je n avais pas fait attention a cette phrase parceque je ne savais pas qu elle etait enceinte.je l ai su a la prison quand tu m as montrè le certificat de genre de mort.Je crois que maintenant tu as tout compris,cette absence a l anniversire de Saly,ces histoires de gurisseurs pour evtier le gynecologue etc...
-D ailleurs les informations que j ai obtenues vont dans ce sens.-
-Alors qu est ce que tu attends pour mettre la procedure en route?
-Je souhaiterais que tu en parles d abord a ses parents.
-C etait mon epouse non?
-C etait leur fille aussi.
-Tu as raison.
- .............
- ..............
- ..............
- ..............
OUMAR ARRIVE
-Bonjour papa,bonjour Ibrahima.
-Bonjour oumar,je te laisse avec ton frere, je vais travailler un peu dans mon bureau.Appelez moi quand le repas sera servi.
-Alors comment vas tu?
-Ca va.
-Tu bachottes?
-Oui,actuellement,nous sommes en train de terminer la lecon sur les resistances africaines face a la penetration coloniale.
-Ca,ca m interesse.Si tu veux on en parle.
-Le temps de me changer et je suis a toi.
-Non, pas maintenant,ce soir apres diner.Je dois aller voir mes ex beaux parents..QuandSaly sera la dis-lui que je reviens bientot.
-D accord.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 06-08-2006 02:58

Saly arriva plus tard, prepara le repas et servit le diner.
Pour la premiere fois, depuis les evenements,ils mangeaient tous ensemble en causant comme avant, chacun affichant une bonne mine mais au fod ils etaient tous rongès par la meme peine et le meme chagrin qui ne les quittaient plus jamais.
Saly debarassa la table,fit la vaisselle, se demaquilla avant d aller dans sa chambre pour plonger dans ses cours.Pape sidy s excusa pour aller travailler un peu dans sa chambre.Il ne restait au salon que Ibrahima,oumar et assane.
-Alors je suppose que ton professeur t a dit que certains heros africains ont opposè une resistance farouche a la penetration coloniale?
-Oui,Ibrahima.Pourquoi?
Tu y crois?
-Bien sur.
-Alors, je crois que notre discussion ne sera pas longue parceque moi je n y crois pas.
-Je ne peux pas te parler de tous ceux qu on appelle" resistants",j en prendrai juste quelques exemples pour illustrer mon propos.
Prenons le cas de samory .Le bon sens commande qu on ne presente pas quelqu un qui fuit le colnisateur pendant 18 ans avec son armee comme un resistant.Les histoires d invention de tehnique militaire de la terre brulee releve d arguments specieux qui ne convaicront personne d une bravoure maquillee,inventee de toutes pieces.
Prenons ALBOURY?Il a prefere partir en exil avec son peuple plutot que d affronter le colonisateur.Est ce qu on peut appeler cela resistance sans verser dans l argutie? L exil dans son cas n est rien d autre qu une fuite.
-Mais il ne faut pas oublie la supriorite militaire du colon!
-Moi j estime que quand on veut se battre, on se bat sans egard ni regard encore moins de consideration aux armes et au nombre des adversaires.Tu sembles vouloir justifier so exil.Je crois que c est le meileur argument pour reconnaitre qu il n a pas combattu et en tant que tel et quels que soient les raisons que l on peut avancer,il ne merite pas d etre affublè du qualificatif de" resistant".
-Mais lat dior,lui, a combattu jusqu a la mort? N est ce pas?
-Oui,mais lui s est battu pour son royaume " le cayor" et pour preserver son orgueil de roi blessè.Son but n a jamais ete de resister a la penetration coloniale mais de sauver et preserver son royaume " le cayor" qui etait une infime prtie du Senegal actuel.J espere que ton professeur t a parlè des pactes que Lat dior avait signes avec le colon! Si le colon avait accepte de faire passer le chemin de fer hors du royaume il n y aurait jamis eu de combats.Alors rien dans les combats de lat dior ne permet d affirmer qu il etait un heros encore moins un heros national si tant est qu il etait le roi du cayor qui n est pas le Senegal. Il ne fait pas de doute que le Senegal d alors comprenait plusieurs royaumes qui etaient loin de former une nation .donc sans arguties,la nation senegalaise n existait pas pour que nos africanistes -revisionistes decretent Lat dior heros national.Tout au plus heros du cayor comme les autres empereurs dirigeaient le Baol le Sine le Fouta etc...Et que je sache le Senegal dont nous parlons n a rien a voir avec cet empire du cayor que Lat dior defendait au prix sa mort a dekhelè.
*La verite incontestable est que la nation senegalaise est nee en 1960 meme pas en 1958 avec la federation du Mali.
alors la logique humaine et historique commande qu aucun heros ne puisse preceder une nation deux siecles avant pour en etre le heros. L inteligent que tu es a deja compris que je n ai rien contre ces personnes qui ont vecu deux siecles avant moi mais que tout simplement l intelectuel objectif que je suis ne peut s accomoder de tels contre sens.
La verite toute simple est celle ci.La republique du Senegal est nee en 1960 et sa dvise :UN PEULE UN BUT UNE FOI montre bien que des lors il s agit de creer la nation.
Meme senghor n est pas un heros national pour moi.Je lui reconnais tout au moins ce statut de "pere de la nation" avec les lamine gueye les Valdidio n diaye, Mamadou dia, Doudou thiam et autres..
Vois-tu, jene peux pas contester qu 2002, LES LIONS DE LA TERANGA etaient partis au mondial pour defendre la nation senegalaise quoiqu on puisse en redire.Mais c est la, la dimension sociologique du sport qui nous eloignent du sujet.
Vois tu oumar, il ne faut pas que tu tombesdans cet africanisme primaire et sterile qui procede d un revisionisme de l histoire sous pretexte que le colon l a falsifièe.
Je sais que tu ne partages pas mon point de v ue mais tu es obligè de reflechir et de t armer d un esprit critique sinon, au lieu de connaissances,tu vivras d idees et d opignons.N oublie jamais que le doute de l evidence est le point de depart du savoir meme si je ne dirais pas avec Nietch que " toute evidence merite d etre niee".
Bon, nous en reparlerons plus tard parceque j ai un rendez vous dans trente minutes.
-D accord,a demain, n oublie pas de prendre ta clef en sortant,je ne veux pas que tu me reveilles a ton retour.
- Oui, chef, bonne buche.
...

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 06-08-2006 03:55

LE LENDEMAIN SOIR A TABLE.
-Loncle de Assane est affectè en france et il doit partir demain.
-Je ne vois toujours pas le probleme,Oumar.
-Il m a demande de te dire si tu peux heberger Assane ici jusqu a ce qu il trouve une solution.Il doit prendre l avion demain.Il voulait t en parler personnellement mais il a ete surpris par cette affectation.
-Je constate que Assane est deja venu parceque je le vois a table.Tu sais bien que je connais l a mitie qui vous lie c et un honeur que me fait son oncle en me demandant de l heberger.Sally,Ibrahima qu en pensez- vous?
-Il est le bieen venu.
-Alors Assane , tu as entendu? Tu es le bienvenu chez toi.Mais dis a ton oncle que je voudrais quand meme lui parler avant son depart, meme si c est au telephone.
-Merci tonton.je lui dirai.
- Ibrahima,je te vois apres diner?
-Daccord papa.
-Oumar,Assane,aujourd hui c est votre tour de faire la vaisselle.,moi je suis crevee.
-Ok Saly,rappelle a Ibrahima que demain c est son tour.
-Il le sait bien.
-Si vous voulez que je prenne mon tour,je le ferai avec plaisir.
--Non papa, merci, tu es gentil, malgre ta grande volonte,tu ne t en sortirais pas.
-Alors aissi soit il.

Répondre à ce message


Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 06-08-2006 04:43

APRES LE REPAS.
-Alors Ibrahima, tu as echangè avec les arents de Yacine?
-Oui papa.
-Que disent ils?
-Pour eux, il n est pas question de se joindre a mon action.Ils considerent que c est la volnte de dieu qui s est manifesteè. c est tout.Mais ils ne s opposent a ce que j exhausse la volonte de Yacine.
-Tu continues?
-Oui .
-Tu as bien reflechi?
-Oui.
-Bon,demain, tu me trouves a l etude a 15 h.Tu as le temps?
-Oui papa j y serai.
-Les enfants , bonne nuit.Oumar installe Assanedans ta chambreet mets le a l aise.
-Oui maitre.
LE TELEPHONE SONNE
-C est pour toi maitre, tiens
-Arrette Ibrahima,merci.Allo.
...............................................
-Ah oui,les enfants m en ont parlè.Il n y a aucun probleme.Je m occuppe de lui comme je le fais pour mes enfants.
-.................................................-
-Je t en prie.Je le fais avec plaisir.
-...................................................
-Non, tu es trop pris, occuppe toi de ton voyage tu pourras m appeler quand tu seras installè.
-...............................................
-De rien.,bonne nuit.
-...............................................
-Merci.
15HEURES DANS LE BUREAU DE PAPE SIDY.
-.................................................
-....................................................
-...................................................
-................................................
-Bon nous avons dissertè de tout et nous sommes tombès d accord.Je te rappelle que je ne connais pas la durèe du proces.Memes les magistrats qui rendent la justicene peuvent savoir.Je t ai aussi parlè des forces et faiblesses du dossier.dont la principale est le defaut d expertise medico legale mais j ai ma petite idee.Chaque fois que j aurai besoin de toi, je te convoquerai pour que nous en discutions utilement.
-Merci maitre.
-A ce soir fiston.
A LA MAISON, AU MEME MOMENT.
-Saly,Saly!
-Oui Oumar.Qu est ce qu il y a?
-Tu as de la visite.
-Qui est ce?
-Un monsieur qui s appelle Papis.
-Dis lui de m attendre au salon, le temps que je finisse ma douche.
QUELQUES INSTANTS APRES.
-Bonjour Papis.
-Bonjour Saly.
....

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 07-08-2006 12:49

- Ca va ?

- Oui ça va.

- Tu viens la première fois chez moi et sans me prévenir !

- J 'étais obligé de venir te voir.

- Tu as préféré cette heure pour ne pas rencontrer mon père ?

- Non ce n'est pas cela. Je ne suis plus maître de mon temps.

- Que se passe t-il ?

- Je suis venu te dire que je suis affecté à Ziguinchor comme Sous- Préfert.

- Félicitations. J'espère que c'est le début d'une fructueuse carrière dans l'administration.

- Merci.

- Mais dis moi ta famille est à Zinguinchor non ?

- Enfin, plus exactement de Madina Mancagne.

- Ca doit te faire plaisir de retourner non loin des tiens.

- Oui un très grand plaisir.

- Pourquoi un très grand plaisir ?

- Parce que je vais en profiter pour régler un problème.

- Quel problème ?

- Tu te souviens que le 31 Décembre nous avions laissé un problème en suspens.

- Oui, alors, c'est ce problème là que je vais régler.

- EN fait, j'y pensais quand mon frère m'a dit que tu es ici.

- De quoi s'agit -il ?

- Mes parents m'avaient appelé pour me dire qu'ils m'ont donné une épouse au village.

- Une épouse ? Arrête de blaguer.

- Je suis sérieux.

- Comment cela s'est -il passé ?

- Je ne sais pas.

- Tu veux dire que tu n'étais pas au courant ?

- Non, je n'étais pas au courant et jusqu'à ce jour, je n'ai jamais vu la fille.

- Comment cela est-il possible.

- Je ne sais pas.

- Tu l'a connais ?
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# Posté le vendredi 13 octobre 2006 11:58

les aventures de Pape Sidy : Tom 1 : Les couleurs de la conscience

les aventures de Pape Sidy : Tom 1 : Les couleurs de la conscience
Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 07-08-2006 12:50

Non.

- Même pas de nom ?

- Même pas nom.

- Alors ?

- Alors quoi ?

- Maintenant qu'est ce que tu vas faire ?

- Je vais mettre un terme à ce mariage ridicule où je ne suis pas consentant.

Tu sais très bien que c'est toi que j'aime.

- D'après toi pourquoi tes parents ont ainsi agi ?

- Je ne sais pas et je n'ai aucune explication.

- Comment comptes-tu y mettre un terme ?

- Je ne sais pas. Une fois sur place je verrai ce qu'il convient de faire. Je te promets de t'appeler dans une semaine pour te dire que tout est réglé.

- Quand dois-tu partir ?

- Demain matin.

- Pourquoi ne m'avais tu pas informée de ton départ ?

- Jai reçu la notification de arrêté avant hier matin je dois être sur place demain pour la passation de service.

Alors j'étais trop préoccupé pour faire partir mes affaires par le bateau. Ce n'est qu'à midi que j'ai tout fini. J'ai mangé, j'ai pris une douche puis un taxi pour ic. Voilà maintennant tu sais tout. Tu ne dis rien ?

- Que veux tu que je te dise? Si l'amour que j'éprouve pour toi est intact, je m'interdis de prononcer sur ce mariage. Tu dois prendre tesresponsabilités tout seul.

- Mais je viens de te dire ce que je vais faire non?

- Oui, mais ce n'est pas encore fait et pour le moment, tu es un homme marié et je te regarde et te considère comme cela même si j'en souffre terriblement.

- Douterais-tu de mon amour?

- Je me doute de rien, je constate seulement une situation.

- D'accord, je te promets que d'ici 20jours, je redeviendrai celui que tu as toujours connu.

- Papis !

- Oui.

- Je voudrai te dire merci pour ton cadeau d'anniversaire.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 07-08-2006 13:40

- C'est une jolie poupée mais tu ne savais pas si bien faire parce que monplus grand rêve est d'avoir un enfant.

- Je le savais, c'est pourquoi j'ai choisi la poupée.

Papis se tourne vers elle pour l'embrasser parce qu'elle était assise à côté de lui.

Elle l'arrêta nette.

- Non seulement tu es marié mais tu es chez moi, dans le salon de mes parents. Alors arrête s'il te plaît.

- Je m'excuse, je ne sais pas ce qui m'a pris.

- N'en parlons plus. Qu'est ce que je peux faire pour toi?

- Rien, je suis fin prêt. Je pensais t'inviter ce soir pour aller danser, une façon de nous dire au revoir.

- Papis, tu oublies qua j'ai un coeur ?

- Je perds ma belle soeur , deux jours après ma mère et mon frère vient de sortir de prison et tu m'invite en boîte ?

- Je suis assurément très gauche aujourd'hui mais c'est parce que je suis fou de toi ou tu me rends fou de toi. Excuse moi encore une fois. D'ailleurs je vais te dire au revoir ici et m'en aller.

- Tu peux rester si tu veux.

- Non laisse moi partir, je risque de dire des conneries. Je vais te donner mon numéro de téléphone à Ziguinchor.

- D'accord mais j'attends ton coup de fil dans dix jours.

- D'accord. Voilà, c'est écrit au verso de la carte. Je m'en vais.

- Oumar, viens dire au revoir à mon ami.

Un moment après.

- C'est mon jeune frère, il s'appelle Oumar.

- Enchanté Oumar.

- C'est un ami, il s'appelle Papis.

- Enchanté Papis.

A la porte de la maison .

- Bon voyage et prends bien soin de toi.

- Au revoir et à bientôt.

Un mois après, la famille est à table.

- Alors papa c'est demain le procès ?

- Oui Ibrahima.

- Tu es prêt ?

- Oui. Et toi ?

-Je suis prêt mais je t'avoue que j'ai le trac.
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# Posté le vendredi 13 octobre 2006 11:59

les aventures de Pape Sidy : Tom 1 : Les couleurs de la conscience

les aventures de Pape Sidy : Tom 1 : Les couleurs de la conscience
Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 07-08-2006 13:40

"T'en fais pas Ibrahima, Oumar et Assane et moi serons aussi avec toi"dit Saly.

- Merci. Mon ex-belle famille viendra aussi me soutenir. Excusez moi, je vais me retirer dans ma chambrepour faire le vide.

A l'audience.

- Vous appelez Mathieu. Vous avez 28 ans. Vous êtes fils de Léonie.

- Oui Monsieur le Président.

- Avez vous déjà fait le service militaire ?

- Non.

- Etes vous marié ?

- Non.

- Avez vous des enfants ?

- J'ai un fils.

- Quel âge a t-il ?

-Un an et demi.

- Avez vous déjà été condamné ?

- Non Monsieur le Président.

- Quelle est votre profession ?

- Je suis médecin interne des hôpitaux.

- Quelle est votre spécialisation ?

- Je suis spécialiste en gynécologie.

- Il vous est reproché, d'avoir, à Dakar, en tout cas, depuis un temps non prescrit , tenter d'avorter la dame Yacine qui décédera des suites de votre intervention suite à une hémorragie. Reconnaissez vous les faits.

-Non Monsieur le Président.

- Monsieur le Président, avec votre autorisation, j'aimerai faire entendre certaines personnes qui en raison de leurs lien avec le prévenu ne peuvent déposer sous serments.

- Maître Pape Sidy quelles sont ces personnes ?

- Il s'agit du major de l'hôpital et, deux sages femmes qui travaillent dans le service gynécologie lieu du drame, un gynécologue titulaire de chair à l'Université Cheikh Anta Diop, et la mère de la victime.

- Maître Papa Sidy, cela fait beaucoup de monde et je m'étonne que toutes ces personnes n'aient pas été entendu pendant l'enquêtedu juge d'instruction qui instruit à charge et à décharge .

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 07-08-2006 14:18

- Oui Monsieur le Président, au cours de l'instruction, j'avais écrit au juge d'instruction pourlui indiquer une liste de personnes que je voulais faire entendre .

Voici la lettre déchargée par lui. ILm'avait dit qu'il avisera de la suite à donner à ma requête en fonction de l'évolution de l'enquête. Et à une grande surprie, il ne les a pas entendu et a clôturé son instruction par une ordonnancede renvoi en police correctionnelle.

- Maître Fary, en votre qualité de conseil du prévenu , avez vous des observations à faire ?

-Oui Monsieur le Président. Comme l'a dit mon confrère, lejude d'instruction avait promis d'aviser en fonction de l'évolution de l'enquête.

Alors, j'estime que s'il ne l'a pas fait, c'est parce qu'il estimait ces auditions sans intérêt par rapport à l'affaire. Vous comprenez donc je m'oppose énergiquement à l'audition de ces personnes.

J'ajouterai pour terminer que l'instrctionest officiellement terminée par la saisine du Tribunal et qu'elle ne peut être poursuivie ici surtout que toutes les personnes que l'on veut entendre ne sont pas témoins et ne peuvent dépoer sous serments.

- Maître Fary, c'est bien mon avis. Mais donnons toujour la parole à Maître Pape Sidy pour lui permettre de répliquer. Maître, vous avez la parole.

- Merci Monsieur le Président. Je voudrais dire l'instruction n'est pas terminée.

Ma consoeur ne saurait discinvenir que la juridiction de jugement procède uneinstruction qui est une garantie de la défense avant de juger. Il s'y ajoute que si le rôle du Tribunal est la recherche exclusive de la vérité, il ne s'aurait être mis entre parenthèse le pouvoir discrétionnaire du Président du Tribunal qui peut entendre toute personne qu'il estime nécessaire pour la manifestation de la vérité.

Enfin, je rappele que ce n'est pas la première fois que je demande l'audition de ces personnes parce que je vous ai produit la lettre déchargée par lejuge d'instruction à cet effet?

- Maître Fary?

- Merci Monsieur le Président, je croi que mon confrère vient lui-même de donner la solution. En effet, puisque le juge d'instruction. avait rejeté sa requête, il lui appartient de faire appel contre cette ordonnance devant la Chambre d'accusation. Et puisqu'il ne l'a pas fait, j'estime et je considère que le Tribunal peut passer outre.

- Maître Pape Sidy ?

- Merci Monsieur le Président. Si ma consoeur vait bien lu son dossier elle se serait rendue compte que Monsieur le Juge d'Instructionm'a rendu aucune ordonnance à cet effet.

Il a tout simplement royalement ignoré la requête dont il ne parle nulle part .

Alors, j'aimerai bien que ma consoeur me dise comment on fait appel contre une ordonnance qui n'existe pas.
- Merci Maître, le tribunal va trancher.

Le Président consulta longuement ses deux assesseurs puis dit .

- Bien Maîtres, le Tribunal décide d'entendre les personnes à titre de simples renseignements. Huissier, demandez leur de joindre la salle des témoins ei indiquez leur qu'elles ne pourront en ressortir que pour déposer.

Tous les témoins rejoignirent la salle des témoins sauf un.

- Madame, c'est vous que l'on attend pour commencer. Qu' attendez vous ?

- Monsieur le Président, c'est ma fille qui est décédée et je souhaiterais ni témoigner ni participer à ce procès.

- Mais vous êtes entendue à titre de simples renseignements !

- Je sais Monsieur le Président mais cela heurte mes convictions religieuses de participer d'une manière ou d'une autre à ce procès.

- Madame, ce n'est pas la justice divine qui rendue ici. C'est la justice des hommes.

- Monsieur le Président !

- Oui maître Pape Sidy.

- Je renonce à son audition.

- C'est aussi mon droit de l'entendre sous peine d'être poursuivie par qui de droit pour refus de témoigner.

- Heureusement pour elle parce qu'elle b'est pas témoin, elle est simplement entendue en vertu de votre pouvoir discrétionnaire.

Bon, l'incident est clos, Madame, vous pouvez rejoindre votre place.

Maintenant j'appelle à la barre la partie civile Monsieur Ibrahima. Déclinez votre identité.

- Je m'appelle Ibrahima, j'ai 24 ans, je suis fils de Sidy et de feue Rama. Je suis veuf, je n'ai pas d'enfant et je n'ai jamais fait le service militaire. Je suis étudiant en deuxième année de sociologie.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 07-08-2006 14:19

- Avez-vous déjà été condamné ?

- Oui.

- Pour quel délit et à quelle peine?

- Pour le délit de manifestation non autorisée et à 1 mois assorti du sursis.

- Quelles étaient vos relations avec la victime ?

- C'était mon épouse.

- Avez-vous un certificat de mariage ?

- Oui.

- Je ne l'ai pas vu dans le dossier.

Maître Papae Sidy s'avança vers le Président et lui tendit.

- Maître, communiquez le d'abord à votre consoeur.

Sitôt dit, sitôt fait.

- Bien, on revient au prévenu Mathieu.

Puisque vous niez les faits, dites nous comment cela s'est passé.

- J'avais tout dit au juge d'Instruction.

- Redites le nous, cela n'est pas difficile.

- Yacine était ma patiente et je la suivais au début de sa grossesse. A la troisième visite, elle est venue me dire qu'elle avait des maux de ventre atroces.
Je l'ai examinée avant de lui prescrire des médicaments. Je ne l'ai plus vue jusqu'au jour où j'ai appris qu'elle est décédée.

- Docteur Mathieu, il est écrit sur le certificat de genre de mort : "hémorragie suite à une tentative d'avortement"

Vous a t-elle demandé d'interrompre sa grossesse ?
- Non jamais et je ne l'ai pas fait.

- Et pourquoi est-il écrit cette mention sur le certificat de genre de mort?

- Je ne sais pas. IL n'est pas signé de ma main.

- Je vois bien que c'est un autre médecin qui l'a signé. Où est -il ?

- Il est parti en stage au Cuba.

- Depuis quand ?

- Je ne sais pas, peut être une semaine après le décés.

- Pour combien de temps ?

- Pour 3 ans.

- Pourquoi le juge d'instruction ne l'a pas entendu ?

- Il était déjà parti et aucune plainte n'était enore déposée.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 07-08-2006 14:42

- Quels médicaments lui avez vous prescrits ?

- Je ne me rappelle plus. Je crois que j'avais les médicaments idoines dans mon bureau et je lui en ai donné mais je me rappelle pas du nom du médicament.

- Est ce que vous connaissez votre collègue qui a signé le certificat de genre de mort?

- On se connaissait mais, je ne peux pas dire qu'il était un ami. Lui il est généraliste et moi je suis gynécologue.

- Mais docteur Mathieu, dites nous pourquoi votre collègue est si affirmatif ?

Y avait-il un problème entre vous ?

- Non Monsieur le Président, à ma connaisance, il n'y avait aucun problème entre nous. Pourquoi il est si affirmatif ! je ne sais pas.

- Bien, Monsieur le Procureur, vous avez des questions ?

- Oui Monsieur le Président. Docteur, dites nous combien de temps avait duré la grossesse ?

- Quand j'ai rencontré la pastiente pour la dernière fois, la grossesse avait duré 1 mois et demi.

- Etes vous le seul gynécologue qui la suivait ?

- Oui Monsieur le Procureur.

- Aviez vous constaté quelque chose d'anormal dans le déroulement de la grossesse ?

- Non Monsieur le procureur .

- Selon vous, à quoi peut être dû cette hémorragie ?

- Je ne sais pas ?

- A quoi peut être dû une hémorragie chez une femme en état de grossesse d'un mois et demi ?

- Je ne sais pas.

- Alors, si vous ne savez pas, quels genres de médicaments lui aviez vous donnés?

- Je ne me rappelle plus du nom mais je sais que c'étaient des sédatifs et des anti-inflammatoires.

- Saviez vous qu'elle était mariée?

- Oui Monsieur le Procureur .

-Aviez vous eu un entretien au sujet de sa vie conjugale ?

- Non.

- Dans quel état se trouvait elle quand vous aviez détecté la grossesse ?

- Elle se portait bien sauf qu'elle était légèrement anémiée.

- Vous n'aviez découvert aucune autre pathologie ?

- Non Monsieur le Procureur.

- J'en ai fini pour l'instant Monsieur le Président.

- Bien Maître Pape Sidy vous avez la parole pour vos questions .

- Docteur Mathieu, vous êtes sûr que vous ne lui avez jamais proposé d'avorter ?

- Je suis formel.

- Est ce que vous êtes en train de préparer une thèse de doctorat que vous soutiendrez bientôt?

- Oui.
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# Posté le vendredi 13 octobre 2006 12:02

les aventures de Pape Sidy : Tom 1 : Les couleurs de la conscience

les aventures de Pape Sidy : Tom 1 : Les couleurs de la conscience
Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 07-08-2006 14:42

- Dans quel domaine ?

- Sur la gynécologie.

- Je veux dire quel est le sujet de votre thèse ?

- Cela porte sur diverses méthodes relatives à la gynécologie. Je n'ai pas en mémoire la formulation exacte.

- Est ce que vous connaissez le Docteur Lamine ?

- Oui.

- Quelles sont vos relations ?

- C'est mon directeur de thèse.

- Il m'a dit et attesté par écrit que votre sujet de thèse porte sur le sujet : " Les méthodes indirectes de l'avortement".

Voilà l'attestation signée de sa main avec son cachet. Vous pouvez en prendre connaissance et confirmer ou nfirmer au Tribunal si c'est bien cela le sujet de votre thèse.

-Objettion !

- Objection accordée. Vous avez la parole Maître Fary.

- Je m'insurge contre ces pratiques mafieuses et indignes du débat judiciaire. Mon client est poursuivi pour tentative d'avortement et non pour avoir choisi tel ou tel sujet de thèse qui ne prouve rien. Je demande au Tribunal d'écarter cette pièce exogène à la prévention, relevant de la vie privée de mon client que mon confrère a obtenue oar je ne sais quel subterfuge. Mon Confrère n'avait qu'à comparaître le Docteur Lamine et le faire témoigner. La pièce est douteuse, je demande au Tribunal de l'écarter.

- Maître Pape Sidy, vous savez bien que si vous avez obtenu illégalement cette pièce vous savez ce que vous en courez. Vous savez en outre que vous vous exposez à des poursuites de votre Ordre? Alors, vous maintenez votre pièce ou vous la retirez ?

- Je la maintiens.

- Alors, dites au Tribunal comment vous avez obtenu cette attestation.

Répondre à ce message


Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 07-08-2006 14:44

- Je me suis rendu à la faculté de Médecine où j'ai rencontré le Secrétaire Général pour lui demander si je pouvais avoir la liste des thèses programmées cette année. Il m'a tiré sans aucune difficulté la liste om j'ai pu voir ce sujet. Je lui ai demandé s'il pouvait m'en délivrer une attestation. Il m'a répondu par la négation et m'a demandé de me rapprocher du Directeur de thèse Lamine en m'indiquant son bureau. J'ai rencontré ce dernier et après notre entretien, il m'a délivré l'attestation.

- Que lui avez-vous dit pour qu'il vous délivre l'attestation ?

- Je lui ai dit que j'étais Avocat et que dans une cause que je défends, il pouvait m'être utile de prouver qu'à la faculté de médecine il ya une thèse qui porte sur ce sujet. Et il m'a établi l'attestation que voici.

Et c'est lui qui m'a conseillé de me rapprocher du Docteur Mathieu sije voulais de plus aamples informations.

Vous remarquez que l'attestation ne comporte pas le nom du Docteur Mathieu.

Il y est simplement indiqué qu'il atteste qu'il est directeur d'une thèse qui porte sur " les méthodes indirectes de l'avortement ". Vous pouvez en prendre connaissance, je l'ai déjà communiqué à ma consoeur.

- Alors avez vous rencontré le docteur Mathieu ici présent ?

- Non. Pour l'instant je maintiens ma pièce et accepte de répondre devant qui de Droit et à d'éventuellles poursuites contre moi.

- Objection rejetée. Docteur Mathieu répondez à la question.

- Quelle question?

- Reconnaissez vous cette attestation comme vraie.

- Oui Monsieur le Président.

- Maître Pape Sidy, poursuivez vos questions.

- Merci, Monsieur le Président. Vous avez déclaré n'avoir identifié aucune autre maladie chez votre patiente à l'exception d'une l"gère anémie. Maintenez vous votre déclaration ?

-Je la maintiens.

- Maintenez vous également n'avoir eu aucune discussion avec la victime au sujet de sa vie conjugale ?

-Je le maintiens.

- Avez vous pratiqué une échographie sur votre patiente pour vous assurer qu'elle était bien en état de grossesse ?

- Oui.

- Combien de fois, lui avez vous demandé de faire une échographie ?

- Une fois.

- Où est le cliché de cette échographie ?

- Dans le dossier médical de la patiente.

- Peut-on avoir accès à ce dosier ?

Répondre à ce message


Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 07-08-2006 14:46


- Non, le secret médical s'y oppose.

- Peut-on pratiquer trois échographies sur une femme en état de grossesse de 1 mois et demi?

- Cela n'est pas recommandé.

- Cela comporte t-il des dangers ?

- Oui.

- Pour qui ?

- Pour le bébé et dans une moindre mesure pour la mère.

-Merci Monsieur le Président, je n'ai plus de questions pour l'instant.

- Maître Fary, vous avez la parole pour vos questions.

- Docteur Mathieu, avez vous demandé une exhumation et une autopsie de la victime ?

- Oui, vous avez vous même fait cette requête à ma demande.

- Je communique la copie de cette requête qui se trouve dans le dossier à mon confrère. Bien maintenant, distes nous, s'il y avait exhumation et autopsie trois semaines après l'enterrement; aurait-il été possible de déterminer de façon péremptoire si la mort était due à une hémorragie suite à une tentative d'avortement?

- Oui, je suis formel.

- Alors pourquoi le Juge d'Instruction n'a pas accédé à la requête ?

- Il m'a dit qu'il estimait que cela ne valait pas la peine d'une part et que d'autre part, cela heurtait les convictions religieues.

- A t-il rendu une ordonnance pour rejeter la requête ?

- Pas à ma connaissance.

- Est il possible pour un patient d'accéder à son dossier médical?

- Accéder, c'est trop dire. Mais il a le droit de poser toutes les questions qu'il veut sur son dossier médical.

- Dans le cas d'espèce, où se trouve le dossier médécal de la supposée victime.

- IL doit en principe être classé à l'hôpital parmi les dossiers des patients.

- Pourquoi dites vous en principe ?

- J'ai vérifié il y a trois jours et j'ai constaté que le dossier n'est plus la-bàs.

- Qu'est ce qu'un médecin met dans un dossier médical ?

- Toutes les informations relatives à la santé de façon générale et il y consigne aussi tous les actes médicaux qu'il prescrit ou pratique sur le patient.

- J'en ai terminé Monsieur le Président.

- Docteur Mathieu, c'est quand même grave, comment un dossier médical peut il disparaître ?

Répondre à ce message


Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 07-08-2006 16:18

- Oui, j'avoue que c'est trop grave mais je n'en sais pas plus que vous.

- Bon nous allons passer à la Partie Civile.

- Monsieur Ibrahima, vous avez donc porté plainte contre le docteur Mathieu ici présent.

- Oui Monsieur le Président.

- Pourquoi ?

- Parce qu'il était écrit sur le certificat de genre de mort " hémorragie suite à une tentative d'avortement".

- Saviez vous que votre épouse était enceinte ?

- Non.

- Elle ne vous l'a jamais dit ?

- Non.

- Alors puisque vous n'étiez pas au courant de rien, pourquoi prenez vous le risque d'accuser nommément le Docteur Mathieu?

- Je l'accuse parce que j'ai retrouvé une ordonnance avec entête signée de sa main avec son cachet. cette ordonnance de la mort prescrite avec mon épouse et je l'ai retrouvée après sa mort.

- Où est l'ordonnance ?

- Elle est avec mon Avocat.

- Maître Pape Sidy ?

- Docteur Mathieu, est ce bien là une ordonnance que vous avez prescrite à la victime ? Prenez le temps de bien regarder.

- C'est bien un papier de mon ordonnancier et mon cachet.
La signature également resssemble à la mienne mais je suis formel je n'ai jamais prescrit une ordonnance à votre épouse.

- Docteur Mathieu, reconnaissez vous votre écriture sur cette ordonnance ou non ?

- Je ne peux pas répondre Monsieur le Président. J'écris mal et mon écriture évolue trop vite.

- Bon Monsieur Ibrahima, c'est la seule raison pour laquelle vous accusez le docteur Mathieu ?

- Non Monsieur le Président.

- Et quelle autre raison avez vous ?

- Ma femme m'avait demandé de porter plainte.

- Mais Monsieur Ibrahima vous avez déclaré ici devant tout le monde que vous n'étiez pas au courant de sa grossesse !

-Oui, mais je me souviens que quatre jours avant sa mort, elle m'avait dit sans que je sache trop pour quoi ceci : Si tu étais le mari d'une femme qu'un gynécologue oblige à avorter contre sa volonté en la trompant, qu'est ce que tu ferais ? Je lui ai répondu que je savais pas parce que je n'étais pas concerné. Elle m'a dit " si un jour, tu te trouvais dans cette situation, je te conseille de porter plainte".

Comme je ne soupçonnais rien, j'ai continué à causer d'autre chose avec elle. Maintenant, avec le recul, j'ai tout compris.
- Vous avez compris ce que vous voulez comprendre mais votre ordonnance ne prouve pas que le Docteur Mathieu a tenté d'avorter votre épouse.µ
D'ailleurs, d'après vous, quel intérêt aurait le prévenu d'avorter par force votre épouse ?

Répondre à ce message


Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 07-08-2006 16:19

- Je ne sais pas.

- Vous vous connaissez ?

- Non.

- Votre épouse ne vous aurait-elle pas donné des raisons ?

- Non.

- Monsieur le Président, vous avez la parole.

- Monsieur Ibrahima, votre épouse est décédée à l'hôpital ou à la maison?

- Elle est morte au moment de son transfert à l'hôpital.

- Elle n'a jamais eu d'enfant?

- Non.

- Quel âge avait-elle ?

- 24 ans.

- C'est tout Monsieur le Président.

- Maître Pape Sidy

- Au moment du décès de votre épouse où étiez vous ?

- J'étais en prison.

- Qui s'occupait de votre épouse malade ?

- Sa mère.

- Après votre sortie de prison vous a t-elle fait des révélations ?

- Oui.

- Quoi par exemple ?

- Qu'elle lui avait dit que son gynécologue lui avait conseillé d'avorter.

- Lui avez-vous demandé pourquoi ?

- Oui.

- Qu'a t-elle répondu?

- Jene veux pas en parler, j'avais promiq de ne jamais le dire.

- Ibrahima, soyez raisonnable, vous portez plainte contre une personnne.

- Vous nous demandez à nous Tribunal de vous rendre justice et vous ne voulez pas tout nous dire ? Répondez je vous le demande.

- Il lui a demandé d'avorter parce que mon épouse s'était confessée à lui en lui parlant des difficultés conjugales surtout avec sa belle famille à cause des prblèmes caste.

Alors, il a essayé de la convaincre d'avorter en lui disant que lui même avait connu des problèmes similaires parce que son père ne l'a pas reconnu et qu'il en souffre jusqu'à présent et que on enfant, s'il venait au monde, en souffrirait. Malgré tout, elle a refusé.

- C'est faut lança Maître Fary.

- Maître vous n'avez pas la parole?

- C'est vrai. Elle me l'avait confié et je l'ai dit à Ibrahima, fit une dame dans le public.

- Qui est vous Madame ? Venez à la barre. Qui vous a donné la parole ?
En quoi ce procès vous regarde t-il ?
Saviez vous que ce que vous avez fait est un délit de trouble d'audience?
Alors, retournez à votre place et que je ne vous entende plus.

- C'est la mère de la victime Monsieur le Président.

- Que fait -elle là, pourquoi ne veut -elle pas être entendue ?

-Je l'ai demandé au début du procès mais elle ne voulait pas.

- Alors qu'elle reste tranquille.

- Maintenant je veux témoigner Monsieur le Président.

- C'est trop tard, vous étiez dans la salle pendant les débats. Alors, retournez à votre place et restez tranquille. D'autres questions au prévenu ou à la Partie Civile ?

- Voulez vous nous éclairer sur l'incident qui vient de se produire ?

- Il est difficile de parler de soi surtout lorsque l'on n'est poursuivi par ce sentiements d'être délaissé et abandonné par ceux qui auraient dû vous apporter l'affection et le soutien nécessaire pour affronter la vie. C'est un sentiment confus et dur à supporter qui ne vous quitte jamais sans que vous puissiez le partager avec quelqu'un.

Autant on est convaincu qu'on est coupablede rien, autant on en souffre jusqu'à la tombe.

On vit avec l'optimisme de la volonté généreuse et le pessimisme d'une vie dont la résultante est une constante : la souffrance intérieure qui est notre rapport à la vie.

- D'autres questions ? Oui maître Pape Sidy !

- Merci Monsieur le Président, ce n'est pas une question mais c'est plutôt pour vous déposer un pli par un huissier qui est gardien des pièces y contenues après les avoir inventoriées. Le pli est scellé.

- Qu'est ce qu'il y a dans ce pli?

- Rassurez vous Monsieur le Président, ce n'est pas de l'anthrax. Je m'en expliquerai au cours de l'interrogatoire des témoins, le moment venu. Alors, est ce que maître Jean, huissier de justice, peut vous déposer le pli et rester dans la salle?
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# Posté le vendredi 13 octobre 2006 12:03